Hypnose thérapeutique – Marseille

L'hypnose thérapeutique pratiquée aujourd’hui par la plupart des hypnothérapeutes s'inspire de la philosophie et de la vision de Milton Erickson (1901-1980). Psychiatre et psychologue américain, Erickson joua un rôle important dans le renouveau de l'hypnose clinique à partir des années quarante. Cette approche de l'hypnose se définit sous l'appellation d'Hypnose Ericksonienne. Contrairement à ce que cela peut laisser entendre, la dénomination « hypnose ericksonienne » ne signifie pas que l'état hypnotique soit spécifique à cette approche de l'hypnose ; il faut distinguer l'état hypnotique, caractérisé par certains processus psychiques, de la pratique psychothérapeutique menée sous hypnose : l'hypnose ne constitue pas, en soi, une thérapie. Il serait donc plus exact de parler d'hypnothérapie ericksonienne. L'hypnose ericksonienne se caractérise notamment par la manière de gérer la relation au patient, de communiquer avec lui, de conduire la thérapie dans une approche stratégique et aussi par la manière d'induire la transe hypnotique.

Qu’est-ce que l’hypnose thérapeutique ?

 L’hypnothérapie s'inscrit dans une démarche de thérapie brève et orientée solution. En général trois à dix séances, sur une durée de quelques semaines à quelques mois, sont suffisantes et ceci, même parfois, pour des troubles persistants depuis de nombreuses années. Au travers d’une approche souple, indirecte — nourrie d’un discours métaphorique —, et à la fois active, le patient vit la séance comme un apprentissage l’amenant à découvrir ses propres ressources. Tout en gardant une part consciente, l’« état modifié de conscience »  libère de la rationalité et permet de contourner certains blocages conscients et inconscients qui empêchent le changement souhaité. La réceptivité et la créativité sont démultipliées. L’inconscient communique par des voies davantage intuitives :  les ressentis, les émotions, les images sont les moyens de transport vers la solution. Contrairement à une approche analytique interprétative, la recherche de causes dans le passé ou l'interprétation de symptômes ne constituent pas en eux-mêmes des déterminants de la résolution des difficultés, même si parfois l’inconscient peut délivrer, aussi, des informations, qui bien souvent sont issues d’une plus grande réceptivité au ressenti et à l’émotion.

Comme son nom l’indique, il s’agit aussi d’une thérapie orientée solution. L’inconscient sert les intérêts de ce qui est souhaité, voulu, et non de ce qui veut être oublié, jeté aux oubliettes ou perdu. Cette réalité converge vers la notion même de thérapie et aussi de norme culturelle : Au quotidien, on n’a souvent peu conscience que ce que l’on ne veut plus s’est installé pour de bonnes raisons, des raisons qui ont initialement protégé. Par exemple, une personne qui développe d’un coup une phobie de l’autoroute a probablement vécu un choc émotionnel, choc qui a été traité inconsciemment : prendre l’autoroute est dangereux. L’hypnothérapie ne s’adresse pas qu’à l’inconscient : le thérapeute doit guider vers ce qui est voulu par le patient consciemment, dans l’exemple ci-dessus cela peut être : prendre l’autoroute pour aller plus vite, pour partir en vacances, pour davantage de liberté ,etc,… Vouloir arrêter d’avoir peur ne peut pas être considéré comme un objectif, au risque que l’inconscient le rejette, puisque la peur a été installée pour protéger justement !

Penser à ce que l’on veut n’est pas si aisé et assez peu mis en valeur dans notre norme culturelle. Bien souvent, on entend que savoir ce que l’on ne veut plus est déjà bien. Oui, en effet ! Mais en hypnothérapie, cela n’est pas suffisant…

Pourquoi utiliser l’hypnose ?

On emploie l’expression Hypnose Thérapeutique pour parler de l’état d’hypnose appliqué à la résolution de troubles. En réalité, l’hypnose s’applique à toutes les demandes, qu’elles soient thérapeutiques dans la logique de « guérir de » ou « prendre soin de », ou qu’elles soient de tout ordre : L’hypnose est ainsi utilisée pour du coaching, pour la prévention de la douleur, applicable aux enfants, adultes et séniors… On entend souvent que l’hypnose permet de résoudre tout type de problème : des troubles du comportement alimentaire, au pipi au lit de l’adolescent, en passant par les acouphènes et la dépression. Le spectre est large ! En réalité, l’hypnose peut tout traiter de tout dans la mesure où :
  • Chacun de nous dispose d’une large part d’inconscient (environ 90% d’inconscient contre 10% de conscient),
  • Le praticien en hypnose sait utiliser ses compétences relationnelles, humaines et psychologiques au service d’une hypnose complètement adaptée au patient (et non l’inverse !),
  • Tout symptôme quel qu’il soit, est un comportement. Toute modification au niveau de l’inconscient a donc des répercussions sur le comportement qui trouble le patient.

En Hypnose thérapeutique, l’inconscient qui est utilisé n’est pas celui de M. Freud, un endroit où seraient refoulées les pulsions primaires, détentrices d’une explication « tout en un » des problèmes vécus dans le présent. L’inconscient utilisé en hypnose est humaniste, siège des mouvements naturels du corps et de sa vie au quotidien (respiration, réflexes,…), détenteur des toutes les mémoires du corps et de l’esprit, mémoires qui contiennent des apprentissages et des ressources infinis. L’hypnose est alors utilisée comme un moyen de transport pour accéder à cette partie- là, l’inconscient, qui dans ce courant humaniste est protecteur et bienveillant.

Travailler avec l’inconscient, et donc avec l’hypnose, permet de s’adresser à l’ensemble de la personne, dans ce qu’elle est consciemment et inconsciemment, dans ses désirs et dans ses contradictions. Travailler avec l’inconscient permet de solliciter le cerveau droit, siège des émotions, des intuitions, de la sensibilité. Travailler avec l’inconscient permet cette approche globale qu’aucune autre approche ne permet aujourd’hui tout simplement… !

Particularités de l’hypnose dite Ericksonienne :

La pratique de l’hypnothérapie éricksonienne est avant toute chose « un acte de langage » (Searle, 1972). Le langage, un outil de communication universel au service du lien : « L'hypnose est d'abord une histoire de relation, de lien », pour Erickson. Le langage ainsi appliqué à la relation thérapeutique et à l’hypnose sert certains principes qui vont de la confusion, à l’utilisation de la négation, aux truismes, aux généralités, aux nominalisations,… qui éloignent le patient de la rationalisation et de ses mécanises de pensée habituels. Il s'agit d’un discours ininterrompu, apparemment sans queue ni tête, mélangeant des histoires, des descriptions banales, etc. et de l’utilisation part le thérapeute de tout ce qui se présente à lui, un geste du patient, un bruit dans la pièce, etc., il chasse les résistances de l'esprit cartésien pour aller s'adresser à l'esprit « inconscient ». Pour cela le thérapeute, lors des échanges de début de séance, s'imprègne du discours du patient, de son type de personnalité, de ses modalités sensorielles dominantes, de son langage, de ses émotions... pour « entrer dans ce monde du patient » et lui restituer ce dont il a besoin.

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