Maternité et parentalité

Maternité et parentalité

Accompagner la maternité

Le saviez – vous ?

La dépression du post partum n’est pas une affection rare puisqu’elle touche en moyenne, selon les études, plus de 10% des femmes. Elle peut survenir tout au long de la première année suivant l’accouchement. Elle est à distinguer par sa durée et son intensité du baby blues, fugace et bénin, qui touche 50 à 70% des femmes, le pic se situant entre 3 à 5 jours après l’accouchement.

Pourquoi est-ce important qu’une femme devenue maman et qui ressent des symptômes se fasse aider? Parce que ces femmes souffrent et que non traitées ces dépressions peuvent durer toute une année et récidiver, notamment à l’occasion d’une autre grossesse. Et, ce mal-être, qui peut aller vers une dépression, peut altérer le lien mère-bébé et avoir des conséquences sur le développement des bébés et sur leur construction psychique. 

Quelques éléments sur le baby blues :

  • Fluctuations émotionnelles brèves du post-partum immédiat.
  • Apparaît dans les premiers jours suivant la naissance ; pic entre J3 et J5.
  • Quelque soient la parité, le mode d’accouchement, le mode d’alimentation du bébé.
  • Une chute brutale du taux d’hormones sexuelles maternelles lors de la délivrance du placenta et un taux élevé de prolactine.
  • Bouleversement psychique avec une diversité des signes : pleurs irrépressibles, humeur instable, exaltation et irritabilité, confusion, oublis, Troubles du sommeil et fatigue, dépressivité, anxiété, anorexie…

L’accompagnement du baby blues : Il est nécessaire d’accompagner en sensibilisant la femme et le couple pendant la grossesse, d’écouter et d’aider la mère à décoder son état émotionnel et physique. L’entourage et l’environnement direct sont également une source à utiliser, notamment dans la prévention d’une aggravation des symptômes vers une dépression.

Quelques éléments sur la dépression post partum :

Les femmes qui connaissent un épisode de dépression post-partum peuvent appartenir à des situations à risques comme celles-ci :

  • Antécédents familiaux ou personnels de psychopathologie.
  • Antécédents d’évènements traumatisants.
  • Evènement de vie négatif en période périnatale : vécu difficile de l’accouchement ; difficultés de comportement de l’enfant : troubles du sommeil, d’alimentation ; relations conflictuelles avec le conjoint et/ou la famille, immigration récente… ;
  • Conjoint absent ou indisponible.
  • Absence de soutien social.
  • Abus de substances psychoactives

Éléments de diagnostic de la dépression post-partum :

  • La tristesse
  • L’inhibition avec repli sur soi
  • Mouvement de retrait de la mère, isolement, le regard se porte ailleurs.
  • Ralentissement physique.
  • Troubles de la mémoire, difficulté à penser.
  • Troubles de l’alimentation, anorexie.
  • Troubles du sommeil, insomnie.
  • Culpabilité, dévalorisation.
  • Irritabilité, anxiété.
  • Au regard du bébé : Découragement, mise de l’enfant à l’écart, indifférence, laisser-aller, irritabilité dès que le bébé réclame le sein ou le biberon. A l’inverse : Recherche à être une mère idéale, stimulation du bébé pouvant l’empêcher de dormir, peur constante le que le bébé n’aille pas bien.

Une thérapie de soutien, en parallèle d’un accompagnement médical, permet aux jeunes mamans d’avoir en premier lieu un espace d’écoute et sans jugement. Souvent, la culpabilité, les difficultés de communication avec l’entourage, viennent renforcer le mal-être et le sentiment d’incompréhension de la femme au regard de son propre état. Puis, quand il y a de la compréhension, l’accompagnement thérapeutique peut se tourner vers des outils plus ludiques afin de soutenir la nouvelle identité de la femme qui est devenue maman.

Outils : Thérapie relationnelle, pratiques narratives, harmonisation énergétique, hypnothérapie.

Accompagner la parentalité

Le saviez – vous ?

L’enfant, jusqu’à l’âge de 6 ans, est très dépendant de ses parents et de son environnement d’attache. Il a besoin de piliers sûrs, capables de lui montrer le chemin et de le soutenir.

Après 6 ans, l’enfant se sens de plus en plus à l’aise (et prend goût) avec l’autonomie, et ressent le besoin de tester ses capacités et ses apprentissages.

Le parent se retrouve alors dans une nouvelle posture, celle d’accompagner son enfant dans ses développements.

Vers un parent accompagnateur / coach de son enfant

L’accompagnement suppose une relation d’égal à égal entre deux personnes, même si elles ne sont pas au même niveau de maturité ou d’avancement. Ce mode de parentalité implique une relation de confiance qui laisse l’enfant décisionnaire de sa vie et de ses choix, ce qui le distingue de la relation éducateur / éduquée, dans laquelle l’éducateur dit ce qu’il faut faire et indique le chemin à prendre.

Dans cette relation de coach, il y a quelques postulats, nécessaires mais qui ne tombent pas « sous le sens » :

  • Supposer que le meilleur est chez l’autre et qu’il fait ce qu’il peut à son stade de développement,
  • Être dans une position de vie « Je suis OK » / « Tu es OK » : En tant que parent coach il est important de se percevoir et de se sentir « OK », en tant que parent, comme quelqu’un qui fait de son mieux, et qui est en phase d’apprentissage, comme son enfant d’ailleurs.
  • Tout comportement a une intention positive : Partant de ce principe, la lecture des agissements, des paroles ou des réactions peut prendre un autre tournant. Par exemple, si un enfant casse ses affaires en réaction à une frustration, le besoin de l’enfant à cet endroit est de décharger son émotion. Différencier le comportement de l’intention permet d’axer sa communication et les solutions à mettre en place.
  • Être à l’écoute, c’est aussi s’abstenir de juger, de donner son avis ou de prodiguer des conseils. Ainsi, rassurer ou consoler son enfant si celui-ci n’en a pas fait la demande mais parce-que, en tant que parent, on pense qu’il en a besoin, ne fait que brouiller la communication et empêche à l’enfant de formuler ses propres demandes.

Devenir un parent coach peut devenir un vrai travail sur soir pour les parents, parfois pollués par des schémas, des croyances qui s’avèrent limitants. Un travail en thérapie et/ou en coaching peut s’avérer très bénéfique pour développer d’autres facettes de son identité de parent et ainsi accompagner au mieux l’enfant et adolescent sur son chemin d’adulte en devenir.